La souveraineté numérique n’est pas un sujet pour les Français, mais…
Google Cloud Content & Editorial
Si la toute dernière enquête IFOP commanditée par Google Cloud sur la souveraineté numérique, montre l’importance toute relative du sujet dans l’opinion publique, elle éclaire sur les priorités, les paradoxes et surtout le pragmatisme des Français sur le sujet : 74% d’entre eux plébiscitent des partenariats entre entreprises mondiales et acteurs français des technologies.
Peu intéressés par la souveraineté numérique, les Français ?
Menée du 9 au 15 juin 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1501 personnes, l’étude IFOP-Google Cloud indique que seulement 4% des Français classe la souveraineté numérique comme catégorie de souveraineté la plus importante, loin derrière les souverainetés économique (25%), alimentaire (23%) ou encore énergétique (12%).
Pour seulement 6% d’entre eux, l’association des 2 termes va de pair, alors que 46% pensent que la souveraineté est surtout d’ordre régalien.
À l’ombre de cette pyramide de Maslow de la souveraineté se dessinent une attention portée à l’autonomie et l’indépendance numérique (pour 17% des Français) devant l’intelligence artificielle ou la protection des données, avec un focus spécifique sur les données administratives (comme les données fiscales par exemple) (90%) et les données de santé (87%).
Un souci de sécurité et de protection des données
L’étude montre également une réelle attention portée à la sécurité, premier critère lorsqu’il s’agit de choisir un outil technologique pour 57% des Français, devant la protection des données (53%) et contre les cyberattaques (38%). Sur la sécurité notamment, ils accordent un léger avantage aux acteurs français (23% contre 21 % pour les acteurs internationaux).
Des acteurs internationaux considérés plus innovants
Cette avance des acteurs français ne se retrouve en revanche pas quand on interroge l’opinion sur l’innovation, la rapidité et la qualité : 38% des personnes interrogées estiment que les acteurs internationaux sont les plus à-mêmes de proposer des innovations technologiques, contre 13% pour les entreprises françaises ; 35% considèrent que les premiers sont plus rapides que les français (contre 14%) et 28% pensent qu’ils sont meilleurs sur la qualité de leurs produits (versus 20%).
Des Français pragmatiques : le plébiscite des partenariats
Dans le match entre souveraineté et performance, 59% des Français préfèrent un outil numérique intégralement conçu par une entreprise française répondant aux critères de souveraineté, quitte à être moins performant et innovant, contre 41% qui souhaiteraient une solution conçue par un acteur mondial, quitte à ce qu'il ne soit pas considéré comme souverain. Une tendance qui s’inverse chez les moins de 35 ans puisque dans leur tranche d’âge, 52% privilégient un outil plus performant.
Pour les Français, cette tension entre d’une part des acteurs nationaux qui fourniraient des solutions jugées plus “souveraines” et des acteurs internationaux considérés comme plus innovant, n’a pas lieu d’être : 74%, et même 85% pour les plus jeunes, plébiscitent des partenariats entre entreprises internationales et locales pour renforcer la souveraineté numérique.

